GESTION DES PRISES ACCESSOIRES D’OISEAUX MIGRATEURS ET ÉVALUATION DU RISQUE PRÉRÉCOLTE

Pendant l’été, l’une des tâches que nous avons eu à effectuer était de marcher dans les secteurs dont la coupe était prévue pour chercher des nids d’oiseaux migrateurs afin d’atténuer les prises accessoires potentielles de nids lors de la récolte. Il s’agissait de marcher dans chaque bloc à la recherche de nids dans des cavités ou de nids de branches. Si nous remarquions un type quelconque d’activité aviaire, comme des trous d’alimentation dans un arbre, il fallait examiner attentivement l’arbre pour y déceler des cavités pouvant servir à la nidification. Nous tentions alors de simuler une activité animale, pour savoir si le nid était actif. Si c’était le cas, nous devions établir une zone tampon de 30 mètres autour de l’arbre pour éviter de déranger les oiseaux nicheurs. Un nid de branches actif nécessitait une zone tampon d’au moins 100 mètres. Si le nid n’était pas actif, nous le marquions quand même afin de tenter de le préserver comme arbre à valeur faunique.

Marcher dans un bloc à la recherche de nids est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. L’idée, c’est que plus souvent on marche dans un bloc, plus la probabilité de trouver des nids augmente. L’objectif est de réduire le risque de prise accessoire. West Fraser a conçu une procédure et une fiche de terrain que l’on remet à tous les entrepreneurs pour déterminer le niveau de risque de chaque bloc, généralement selon le type d’habitat et la proximité d’un point d’eau. Il existe de saines pratiques à utiliser pour réduire le plus possible le niveau de risque dans chacun des blocs.

Les saines pratiques peuvent être appliquées à l’étape de la planification et à l’étape opérationnelle. Vérifier la présence d’oiseaux migrateurs avant la récolte est l’une de ces saines pratiques qui aident à réduire le risque. En voici d’autres : rétention de parcelles, rétention d’arbres à haute valeur (chicots, arbres à valeur faunique), gestion des zones riveraines et des espèces en péril.

C’est bien de voir des entreprises forestières comme West Fraser mettre en application des procédures environnementales pour des aspects comme les oiseaux migrateurs. Cela témoigne vraiment d’un engagement de l’industrie envers la gestion des nombreuses valeurs et des nombreux services différents que fournissent nos forêts, et pas simplement du bois.

Recherche de nids d’oiseaux migrateurs

Nid actif de pic dans une cavité dans l’un de nos blocs de coupe

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